Les prêts étudiants, le jeu-concours Paid Off aux États-Unis

Aux États-Unis, le jeu-concours Paid Off fait sensation auprès des étudiants. Littéralement, « Paid Off » signifie « c’est payé », et ce jeu vise principalement à permettre aux étudiants de payer les dettes étudiantes.

Des prêts pour financer les études

Pour Michael Torpey, le but du jeu est de venir en aide aux 45 millions d’étudiants aux États-Unis, qui sont contraints de contracter des prêts. En effet, les études coûtent assez cher aux États-Unis, ce qui pousse trois quarts des étudiants à financer leurs études via des prêts étudiants.
Il faut entre 30 000 (25989 euros) et 100 000 (86629 euros) USD, pour un diplôme universitaire dans les établissements privés. Pour les établissements publics, un étudiant doit avoir au moins 9 500 USD, soit 8 500 euros pour un diplôme. Pour avoir ces fonds, les étudiants doivent contracter un prêt, que certains mettront plusieurs années à rembourser. Aujourd’hui, la dette des étudiants aux États-Unis est évaluée à 1 300 milliards d’euros. Le jeu Paid Off vise à aider les étudiants à liquider rapidement cette dette.

Un jeu-concours aux règles classiques

Les règles pour le jeu « Paid Off » sont assez simples : trois participants ou participantes concourent sur une série de questions. Sur les deux premières manches éliminatoires, les perdants partent avec 1 000 ou 2 000 USD, soit, 800 ou 1700 euros. Durant l’étape finale du jeu-concours, le/la finaliste qui réalise un sans-faute gagne le paiement de la totalité de ses dettes étudiantes. Rater une seule question réduira les gains de moitié.
D’autre part, le jeu consiste également à faire passer le message auprès des décisionnaires. Les participants (parfois les perdants) sont invités entre les manches à dénoncer la situation qui pèse sur les étudiants américains. À noter que la dette étudiante a été au cœur de la dernière campagne présidentielle américaine. Hillary Clinton a, rappelons-le, proposé de supprimer les frais de scolarité dans les universités publiques pour les étudiants plus démunis.